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Il a été démontré que la perception des
formes est soumise à des lois liées à la nature humaine. Ce sont donc ces
lois qui régissent la façon dont une image est perçue par la personne qui
regarde et qui déterminent dans quel ordre les informations seront consultées
et analysées par elle. Cette hiérarchie établie dans la consultation des
informations se nomme la dominance ou la trajectoire de l'œil.
La simplicité
Cette loi statue que ce sont les éléments les plus simples dans une
composition qui attirent le regard en premier, soit les formes fermées ou
celles comportant le moins de droites ou de courbes ou autres traits
supplémentaires.
La proximité
Viennent ensuite les éléments qui sont rapprochés les uns des autres. L'œil
humain cherche sans cesse à les regrouper, à créer des sous-ensembles
d'éléments graphiques. C'est pourquoi on tente toujours de déceler ou de
reconstituer des formes connues dans des objets à l'apparence floue ou non
définie comme les nuages, la lune, etc.
La similarité
Comme son nom le dit, cette loi statue que les éléments qui se
ressemblent, c'est-à-dire qui ont les mêmes caractéristiques graphiques, sont
aussi regroupés psychologiquement par l'œil humain, même s'ils sont
distribués inégalement sur une surface. C'est ainsi, par exemple, qu'ont été
constituées les constellations d'étoiles comme la Petite Ourse et la Grande
Ourse, qui possédaient des valeurs lumineuses similaires. Le lien de parenté
établi peut l'être à partir de n'importe laquelle des variables graphiques.
La continuité
Même lorsque certains éléments ne sont pas complètement visibles dans un
cadre donné, c'est le contexte qui permettra à l'œil de reconstituer le
morceau manquant ou même d'identifier ce qu'il est. L'amorce d'un trait
provoque un entraînement du regard qui le force à compléter l'élément
graphique en question.
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